Les deux canaux ne coûtent pas la même chose et ne demandent pas le même travail. Le choix dépend surtout de la valeur de l'objet et du temps que l'on est prêt à y consacrer.
La commission se situe couramment entre trente et cinquante pour cent du prix de vente, parfois davantage sur les petits montants. En échange, le déposant ne s'occupe de rien : présentation, accueil des acheteurs, encaissement, litiges. Pour un meuble encombrant ou un objet difficile à expédier, c'est souvent la seule solution praticable.
Les frais sont bien moindres, mais le vendeur assume la rédaction de l'annonce, les photographies, les échanges, l'emballage, l'expédition et les réclamations. Les plateformes prélèvent une commission sur la transaction ou sur la protection acheteur, et les frais de port pèsent lourd sur les objets volumineux.
La revente d'objets personnels d'occasion par un particulier n'est pas imposable en principe, sauf pour les métaux précieux, les bijoux et les objets d'art au-delà d'un certain montant, et sauf plus-value sur les cessions dépassant un seuil. Les plateformes transmettent à l'administration fiscale les données des vendeurs au-delà d'un nombre de transactions et d'un montant annuel : cette déclaration ne crée pas d'impôt en soi, mais une activité d'achat-revente répétée relève, elle, d'une activité commerciale à déclarer.
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